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Pour aider René pendant les différents congés d’été du personnel de cuisine, nous embauchons, tous les ans, un cuisinier pour 2 mois (une bonne vingtaine en 10 ans).

Dans le lot quelques véritables phénomènes !

En mettant bout à bout toutes leurs péripéties, nous allons vous faire vivre, jour par jour, ce qu’il aurait put nous arriver si une seule personne avait été capable de faire tout cela.

Pour la facilité nous surnommerons ce cuisinier fictif « Le Chevalier Blanc ».  

                                                           

26ème jour:

Peu loquasse, ce jour notre Martien de Chevalier Blanc (malgré plusieurs douches, le colorant n'est pas totalement parti et si j'osai: je dirai qu'il est vert de colère).

La journée se passe tant bien que mal, inutile de dire que le plongeur et lui ne s'adressent pas la parole.

Le service du soir fini, la brigade de cuisine passe à la réception et pointe pendant que je fais une addition. 

C'est enfin l'heure de la fermeture! Le personnel de salle dépointe et je vais pour fermer lorsque j'ai un éclair.

- Quelqu'un a vu partir le plongeur?

Réponse unanime:

- On n'a pas fait attention!

Je retourne donc en cuisine pour vérifier qu'il n'y a plus personne et lorsque je passe devant la chambre froide, j'entends tambouriner à la porte.

                                        

- Pitié ouvrez moi, au secours j'ai froid . . .

J'ouvre aussitôt la porte et délivre notre plongeur frigorifié (le Chevalier Blanc avait démonté le système de sécurité permettant l'ouverture de l'intérieur) . . .

Il y a des limites qu'il est dangereux de franchir et ce fût donc la fin ou plutôt l'enfin; de la fin du CDD du Chevalier Blanc.

 

25ème jour: 

Petit repas d'anniversaire au programme. En dessert un vacherin maison pour 12 personnes. Le Chevalier Blanc du jour, qui est aussi pâtissier se charge; ce matin, du gâteau.

Apparement il sait de quoi il parle et nous fait un vacherin de première qualité. Le montage est pratiquement fini, lorsqu'il ajoute un peu de colorant alimentaire rouge à sa chantilly afin de donner un peu de couleur à l'entremet. Le plongeur (pas très fut-fut) s'approche a ce moment là:

- Oh! C'est marrant la chantilly elle devient toute rose!

Voulant épater la galerie, le Chevalier Blanc lui jette à la figure le reste du contenu de la cuillère de colorant en lui disant:

- Oh! C'est marrant toi aussi tu es tacheté de rose maintenant!

Vexé il retourne à sa plonge sans dire un mot. La vengeance est un plat qui se mange froid! 

Il attend toute la mâtiné, puis le service et au moment de partir:

- Chef j'ai un problème avec la machine à plonge.

Dès que le Chevalier Blanc arrive, le plongeur lui  jette en pleine figure un verre de colorant . . . VERT.

                                             

NOTRE CHEVALIER BLANC (?) SERA DONC UN MARTIEN PENDANT QUELQUES JOURS ! ! !

24ème jour:

Sur notre carte, des carrés de 4 côtes d'agneau (pour 2 personnes). Mais lorsqu'on nous livre les pièces de viande entières elles ont 13 côtes. Chaque fois que nous faisons 3 portions, il nous reste 1 côte, que nous congelons et que nous ressortons, quand il y en a assez pour faire le repas du personnel.

Donc aujourd'hui René demande au Chevalier Blanc de faire un Navarin aux petits légumes pour le personnel.

A table le Chevalier Blanc fier de lui demande:

- Alors; ça vous plait Chef?

                                         

Réponse de René:

- J'ai maintenant 50 ans passés, et je vous jure que c'est la première fois de ma vie que l'on me fait manger un ragout d'os aux légumes crus!

 

23ème jour:

Ce matin, en l'absence de René, le Chevalier Blanc décide de faire, pour le menu du jour, des beignets de fleurs de courgettes. 

Vers dix heures du matin il m'envoi un apprenti au bar chercher 1 litre de bière afin de faire sa pâte. Je me déplace en cuisine pour lui signifier qu'il a de la levure à la chambre froide.

- Je suis d'accord Madame, c'est une solution, mais vous verrez avec de la vrai bière les beignets seront bien plus moelleux et bien plus gouteux.

                  

Ne voulant pas le vexer, je m'exécute et lui fait parvenir le litre de jus de houblon.

10 minutes plus tard le Chevalier Blanc se pointe au comptoir en pestant sur les jeunes.

                        

- Désolé mais un des marmitons a renversé le formidable, pourriez vous m'en resservir un autre pour ma pâte, s'il vous plait.

Au service du midi les beignets sont prêts mais le Chevalier Blanc est complètement "gris". Renseignement pris auprès des apprentis:

- Le chef nous a expliqué: Quand t'as soif, tu prétexte une pâte à beignets, tu demande un litre de bière, tu la bois et tu mets de la levure dans la pâte!

Quelle formation . . . ! ! !

22ème jour:

Ces deux jours ont étés "reposant". Avec le mauvais temps du Week-end, l'affluence fût moyenne et donc peu de mise en place à faire. 

Mais ce matin en entrant dans la cuisine, pour préparer les petits déjeuners, une forte odeur de poisson avarié me monte aux narines. Je cherche partout; sous les plans de travail, sous le fourneau, du coté des frigos, dans la chambre froide . . . etc. . .

Rien, nulle part.

Lorsque René arrive je l'en informe, et à son tour il se met en quête de trouver la provenance de ce parfum nauséabond.

Les poubelles ont étés vidées, rien ne traine, la cuisine est nickelle, il va même jusqu'à vérifier les bouches des écoulements d'eaux sales . . .           

L'odeur est bien présente mais le coupable est introuvable!

Le chevalier Blanc arrive et aussitôt René le questionne.

- Ben.... Chef, je crois que Vendredi, quand le poisson frais est arrivé, j'en ai mis une partie à congeler dans la cellule de refroidissement, et en partant je l'ai bien arrêté mais j'ai peut être oublié de les mettre au congélateur.

Effectivement ils y étaient encore.

A sa décharge c'est vrai qu'il était occupé à nettoyer les vitres de sa voiture (voir 19ème jour); mais sur ce coup la, on a failli congeler du Chevalier Blanc.

 

20 & 21ème jour:

2 jours de CALME, bien mérités.

                             

19ème jour:

Ce midi, un des derniers services du mois de Juillet; très peu de monde en salle.

Le Chevalier blanc en profite pour emballer, en totalité le scooter d'un des apprentis  (il est tout à fait évident que cela fait partie de ses attributions; et nous fournissons le film alimentaire! mais bon il faut bien que jeunesse se passe!).

Le service fini le Chevalier Blanc monte dans sa chambre pour se reposer en affichant une mine réjouie (heureux de sa petite bêtise).

        

Le gamin sort et voit son vélomoteur transformé en "paquet cadeau". Il est pressé car il a un rendez-vous important, et cette plaisanterie ne l'arrange pas vraiment. Il revient; me demande un couteau et déballe son moyen de locomotion tout en rouspétant.

10 minutes plus tard, une fois fini son "dés enrobage", et après avoir tout jeté à la poubelle, il vient à la réception et me demande:

- Chef, vous pouvez me vendre 2 pots de Cancoillotte? (pour ceux qui ne connaissent pas c'est un fromage Franc-Comtois un peu liquide et très gluant qui nous sert parfois à épaissir certaines préparations. En fait on pourrait aussi appeler cela de la colle, d'ailleurs je crois que c'est son surnom en Franche-Comté).

Moi sentant la vengeance légitime du jeune:

- Ne me dites surtout pas ce que vous voulez en faire, mais puisque vous en avez besoin; je vous les offres.

Ce que je pressentais est arrivé. Le marmiton a peint avec le fromage toutes les vitres de la voiture du Chevalier Blanc. Le soleil étant au rendez vous, la super glue a séché et le soir lorsqu'il a voulu rentrer chez lui, il lui a fallu plus d'une heure, à grand renfort d'eau chaude pour que ses vitres redeviennent transparentes.

                                        

Tel est pris qui croyait prendre!!!!!!!!!

 

18ème jour:

Le dernier Chevalier blanc en date étant parti hier soir, ce matin recrutement.

Petite annonce passée dans les quotidiens locaux, fiche déposée dans les grandes surfaces limitrophes, mail à Pole emploi, font qu'un candidat se présente.

Son CV parait intéressant et René qui se charge de l'entretien d'embauche commence à poser des questions culinaires.

- Quelles sont vos spécialités?

- Le poisson.

                                      

- Quels poissons?

- La truite.

- Comment faites-vous la truite?

- Ben, on la farine, on la fait cuire dans de l'huile et ensuite on fait une sauce poisson.

- C'est quoi la sauce poisson?

- Ben, on met des oignons, on fait revenir, on met du vin blanc, on ajoute du fumet de poisson, on fait réduire et ensuite on rajoute de la crème et on sert.

- OK. Et quel autre poisson savez-vous faire?

- Le saumon sauce poisson.

Et là il se met à raconter la même recette que celle de la truite. Ensuite il a sorti le filet de loup sauce poisson, les soles sauce poisson, . . . etc. . . sauce poisson.

Ensuite René toujours aussi farceur lui demande:

- Et le poisson d'avril vous le cuisinez comment?

                                  

- Ah! Cà on en faisait à chaque printemps chez XXXXXXX. On écaille le poisson, on le farine, on le fait revenir dans de l'huile, on met des oignons, du vin blanc, du fumet de poisson, on laisse réduire et on crème.

- En fait; une sauce poisson quoi!

- Oui.                                                                                                                                    

C'est vrai pourquoi changer une recette qui aurait pu gagner! Malheureusement René ne l'a pas embauché et est passé au candidat suivant.

 

17ème jour:

Ce midi au repas du personnel, filet de poisson. Sachant qu’une des serveuses ne mange jamais des produits de la mer, le Chevalier blanc lui fait un boudin blanc aux morilles.

Pendant le service on sert une table de 6 personnes avec plusieurs plats différents.

La serveuse en reconnaît la plupart, mais bloque sur l’un d’entre eux :

- Ca ; c’est quoi ?

- C’est un boudin, comme vous! (voulant dire par la même, comme ce que vous avez mangé ce midi).

                                                               

Aidez-moi ; je n’ai pas compris pourquoi la serveuse lui a jeté l’assiette à la figure ! ! !

 

16ème jour:

En fin de service René s’aperçoit que l’huile des friteuses commence à noircir, aussi il demande au Chevalier Blanc de s’en occuper.

- Pas de problème chef !

- Vous voulez que je m’en charge, susurre l’un des apprentis au Chevalier Blanc (pensant devoir les nettoyer).

- Pas la peine ; tu ne comprends rien. Je vais te faire voir comment on nettoie une friteuse en moins de 5 minutes.

                               

Aussitôt dit; il tourne les thermostats à 220° et demande au jeune d’aller chercher les 30 blancs d’œufs restant des diverses préparations du matin.

Dès que les voyants de chauffe s’éteignent (prouvant que la température maximale est atteinte) il verse la moitié des blancs dans une des friteuses et le reste dans l’autre.

Immédiatement; très gros bouillon de blancs d’œufs agglomérant toutes les impuretés contenues dans le fond des bacs, mais aussi un débordement monstrueux de l’huile et des blancs frits.

Résultat ; les friteuses étaient propres, bien que vides et il ne leurs a fallu que 3 heures pour éponger tout ce qui avait débordé ; ainsi que 20 litres d’huile pour les re-remplir.

 

15ème jour:

Ce matin René est afféré à la mise en place au labo.

Du fait il délègue au Chevalier Blanc le soin d’élaborer le menu du jour, en lui disant :

- Pour l’entrée, il reste pas mal de Daurades au four d’hier. Vous les hachées, vous les mettez dans une coquille St Jacques (pour lui évidemment mélangé avec une béchamel, mais tellement évident qu’il ne l’a pas précisé), quelques moules et quelques crevettes, un peu de fromage râpé dessus et vous faites gratiner au four.

Il n’aurait jamais pensé qu’il suivrai ses instructions à la lettre.                                                                    

Le chevalier Blanc a monté le hachoir à steak du robot et il y a passé les daurades entières (Oui entières, avec les tètes, les arêtes, la rondelle de citron, celle de tomate et celle d’oignon ainsi que les bâtons de fenouil qui la farcissait). Avec la mixture ainsi obtenue il a empli les coquilles, rajouté 2 moules entières crues, 3 petites crevettes  avec la carapace, ensuite un peu de râpé et au four !

C'est la serveuse qui après un timide :

- Vous êtes sur que c’est ce que voulait le chef ?;

a porté l’assiette au client.

Assiette qui est revenue d’ailleurs plus vite qu’elle était partie, le client ne voulant même pas y gouter.

Les châtiments corporels sont interdits de nos jours, mais si je ne me mets pas au milieu je pense que René ne s’en serait pas souvenu.

 

13 &14ème jour:

Ouf ! Vive les 2 jours de repos obligatoires.                                                           

 

12ème jour

Nous avons une très vieille cocotte minute qui  ne nous sert plus aujourd’hui que sans le couvercle pour faire cuire des patates à l’eau, du riz ou des pates.

Demain matin René doit encore s’absenter. Il passe en début de soirée en cuisine pour donner ses directives et s’assure que le Chevalier Blanc sait faire un bourguignon pour le menu du jour du lendemain.

Créatif, sur ce coup là notre Chevalier Blanc. Il décide d’innover en se servant de la fameuse cocotte minute. Malheureusement le joint étant complètement mort; au bout de 20 minutes tout était complètement carbonisé.

                                                            

 

Il ne faut pas confondre vitesse et précipitations ! ! !

 

11ème jour

Ce matin René a fait un rapide court à sa petite brigade sur l’importance de la présentation.

Pendant le service un des apprentis se sentant concerné, fait une magnifique assiette de cocktail de crabe aux agrumes.

Le Chevalier blanc la voie et bondit (quand il ne se précipite pas, il bondit) pour jeter une poignée d’olive en saumure avec son jus noirâtre.                                                                                         

Une fois l’assiette salopée il s’est écrié :

- Le chef a dit qu’il fallait de la couleur dans les assiettes ! On met de la couleur !

Oui mais pas n’importe comment !

 

10ème jour:

Notre plaisantin de Chevalier Blanc a prévu ce matin en hors d’œuvre au repas du personnel, du Guacamole à étaler sur des chips maison.

Petit souci ; ce chenapan a échangé les avocats contre de la poudre de wasabi dilué avec de l’eau.                                

A la première bouchée, tout le monde s’est levé pour . . . 

En cas de danger imminent ; Le Chevalier Blanc court très, très vite ! ! !

 

9ème jour:

René revient des courses, Le Chevalier Blanc se précipite  pour l’aider à décharger.

Evidement il prend le carton de légumes, improvisé en casier à bouteilles et rempli de nombreux alcools. Le problème c’est qu’il le prend par les rabats du dessus et le fond casse, réduisant en purée : 3 bouteilles de whisky, une de Marc, une de cognac, . . . etc.  . . . 15 bouteilles au total représentant une addition de 240€.                                                                           

C’est combien un cerveau ? La greffe vaudrait peut être le coup.

 

8ème jour:

Un de nos apprentis est aracnophobe. Ce garçon est d’ordinaire d’une extrême gentillesse.

Plein d’entrain ce matin, notre Chevalier Blanc a ramassé une minuscule araignée dans la cour et la lui a jeté dessus.                                                                                                                                                                         

J’avais vu le film avec Stallone : « l’œil du tigre ». Là on a vu le tigre tout court.

Notre jeune est devenu tout rouge, les yeux injectés de sang avec une visible envie de commettre un meurtre.

Heureusement René s’est mis au milieu, car sinon un drame se serait passé !

Comme quoi une minuscule petite bête peut décupler les forces d’un gaillard de 16 ans.

 

6 &7ème jour:

Heureusement la législation nous impose 2 jours de Repos.

Pour lui ou pour nous ?

                                    

 

 

5ème jour:

Parmi nos desserts: L’assiette  « Coco des iles » (plusieurs douceurs à base de noix de Coco qui évidemment comprend des tranches de noix de Coco fraiches).

D’habitude c’est René qui ouvre ces fruits, mais aujourd’hui, étant occupé, il demande au Chevalier Blanc de le faire.

Celui-ci s’empresse et après avoir manqué de s’auto-amputer de 2 ou 3 doigts (voire une main) il n’y arrive pas et se prend d'une énorme colère.                                                                                                  

Il la propulse de toutes ses forces au sol dans l’espoir qu’enfin elle éclate.

Gagné !  Malheureusement en explosant elle libère toutes ses effluves

de …..Noix de Coco …. Pourrie.

De ma vie je n’ai jamais rien senti d'aussi immonde et nauséabond. 

René qui est juste à coté se prend la douche au lait des iles avarié.

Il passe au vestiaire, se lave du mieux possible au lavabo et se change.

Dés qu’il entre dans le restaurant pour saluer les clients, un petit gamin de 6 ans s’écrie:

- Ah ! Tu pue Monsieur !

 

4ème jour:

Fin de service. En cuisine il ne reste qu’un apprenti qui doit encore envoyer deux desserts et le Chevalier Blanc qui se change.

Notre jeune prépare ses deux coupes glacées et au moment de mettre la chantilly, le siphon est vide. Il le démonte, le nettoie rapidement, l’essuie, le rempli d’appareil à chantilly, le revisse et percute une cartouche de gaz. Lorsqu’il essaie d’en mettre dans ses coupes, cela ne veut pas sortir.

- Chef ! Je ne comprends pas l’appareil à chantilly ne veut pas fonctionner, pourtant j’ai bien mis le gaz.

                                                     

- Tu ne comprends rien, laisse moi faire, il faut au moins 4 ou 5 cartouches pour que cela marche.

Aussitôt dit aussitôt fait. 5 recharges de gaz sont percutées dans le siphon et le Chevalier Blanc appuis sur la détente de « la Bombe ».

Résultat cuisine totalement recrépie ainsi que l’apprenti et notre fameux maître-queue.

Consolation par rapport aux 2 heures de nettoyage derrière, il était déjà changé et donc ses habits de travail sont restés propres ! (Par contre ses habits civils . . . ).

 

3ème jour :

Ce matin René est absent car parti faire des achats. La mise en place est prête et pour être sur que tout soit fait en temps et en heure, bien que ce ne soit pas dans nos habitudes, il a fait rentrer des Ribs de Porc déjà  cuits pour le menu du jour. J'explique à notre chevalier blanc, qu’il n’a plus qu’à les couper, les faire chauffer et faire une petite sauce épicée pour aller avec.

La première assiette qu’il m’envoie est une purée d’os baignant dans un jus rougeâtre que j’ai goutée. Il a presque fallu un extincteur pour éteindre le feu de ma bouche.

Explications du coupable:

Ben, j’ai ouvert les sachets, ensuite j’ai coupé comme j’ai pu avec la hache (feuille) ; c’était d’ailleurs très difficile. Pour la sauce, j’ai fait revenir un oignon et de l’ail, j’ai mis du concentré, 3 cuillères à soupe de piment de Cayenne haché, deux cuillères à soupe d’harissa fraiche et du Tabasco, un peu d’eau et j’ai fait réduire.                                                         

- La pub était vraie : Ce n’est pas parce que c’est déjà fait qu’il n’y a plus rien à faire.

- Enfin des fois mieux vaux s’abstenir car tout est parti à la poubelle.

 

2ème jour :

22 Heures 50. René est déjà parti de la cuisine depuis un moment. Le Chevalier Blanc est lui sorti dans la cours afin de fumer sa cigarette (il va falloir que l’on vérifie son tabac !). Tout d’un coup il a du se réveiller et il bondit dans la cuisine en hurlant :

Allez ! Allez ! On envoi tout ! Je n’ai pas envie de rester ici toute la nuit !

                                          

 

Mais chef, il n’y a plus personne en salle. Lui répondent en cœur les deux apprentis en se marrant !

-​ ? ? ?

1er jour :

Ce soir René envoi le dernier plat chaud et comme à son habitude il sort de la cuisine, laissant le soin de finir le service à son équipe.

Les apprentis s’affèrent à la plonge car le préposé à cette tache est de repos. Malheureusement l’évier se bouche et nos marmitons essaient de le déboucher avec la ventouse.

Voyant cela notre Chevalier Blanc se précipite en grognant que ce n’est pas possible d’avoir des ignares pareils. Il se baisse, attrape la bonde pour la dévisser, mais il n’y arrive pas. Il se couche alors pour avoir le maximum de force avec ses deux mains jointes sur ses abdos.

 

                                      

 

Effectivement ça fonctionne mais comme il est allongé juste en dessous de l’écoulement, il s’est tout pris dessus.

Les clients restant en salle se sont demandés pourquoi cet énorme éclat de rire venant de la cuisine et nous leur avons répondu :

- Ce n’est rien on vient d’embaucher un cuistot Belge !

Les (més)Aventures du Chevalier Blanc.
Tag(s) : #Le perso

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